Dieu ne t’a pas créé juste pour danser (2008/2018)

Dieu ne t’a pas créé juste pour danser a fêté son 10e anniversaire en 2018. Pour l’occasion, la pièce a fait l’objet d’une résidence de recréation de 9 semaines dans les Maisons de la culture de Montréal, suivie d’une tournée au printemps 2018 et à l’hiver 2019 (Laval, Terrebonne, Saint-Jérome et Québec dans le cadre de Rideau 2019).

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Naïve. Quétaine. Clichée. Décousue. Hermétique. Narcissique. Extatique.

Ode à ce qui nous fascine dans la danse.   

Dieu ne t’a pas créé juste pour danser fait l’apologie de la danse contemporaine telle qu’elle est, dans toute sa pluralité, avec ses forces, ses tics et ses travers. Sous ses airs moqueurs, la pièce brosse un portrait de ces « je-ne-sais-quoi » qui font de la danse ce qu’elle est, et ce que nous aimons.

Derrière ses allures légères, Dieu ne t’a pas créé juste pour danser veut interroger les goûts (ceux qui sont supposément indiscutables), les attentes du spectateur, et surtout l’appréciation de l’art. Qu’est-ce qui nous touche, nous divertit, nous fait réfléchir ? Nos travers ne sont-ils pas aussi fragiles, humains, vivants et touchants par leur vérité ?

Interprètes et collaborateurs à la création : Dany Desjardins, Zoey Gauld, Simon-Xavier Lefebvre, Anne Thériault
Sélection musicale et DJ : MC Gilles
Dramaturge : Katya Montaignac
Répétitrice : Marilyne St-Sauveur et Rachel Harris
Concepteur d’éclairage : Alexandre Pilon-Guay
Costumes : Marie Béland assistée de Sarah Dubé
Direction technique et direction de production : Mélanie Primeau, le Bureau de prod.
Photos 2018 : Mathieu Doyon
Durée : 75 minutes
Première : 16 octobre 2008 à Tangente, Montréal, Canada
Première de la recréation : 21 mars 2018 à la Maison de la Culture Claude-Léveillée

Pour la recréation, la pièce a fait l’objet de capsules documentaires, pilotées par Claudia Chan Tak. Pour visionner toutes les capsules (un total de six sera publié d’ici le début 2019), cliquez ici.

Bande-annonce de la recréation 2018

CE QU’ON EN DIT EN 2008 :

«En trois créations mémorables, Marie Béland s’est imposée comme l’un des jeunes talents singuliers de la danse québécoise.»
Aline Apostolska, La Presse, 11 octobre 2008

« On est tous le quétaine de quelqu’un, démontre sans malice la jeune chorégraphe Marie Béland avec la désopilante pièce d’anthologie qu’est Dieu ne t’a pas créé juste pour danser. […] Critiquant l’hermétisme de certaines oeuvres, elle évite le piège de s’adresser aux seuls initiés.»
Lili Marin, Le Devoir, 17 octobre 2008

«Marie Béland impressionne déjà par l’originalité et l’audace de ses propositions chorégraphiques. […] Elle possède un sens de l’humour qui trouve écho dans le cœur du public
Marie-France Garon, Musée Vivant, 23 octobre 2008

«If you know people who’ve never been to a dance show, this is the one you need to bring them to and get them all caught up. How often do you see a contemporary dance show where the audience claps during the show?»
Sylvain Verstricht  sur indyish.com 18 octobre 2008

«The best show I’ve seen this fall.»
Gwen Fisher, Movement Museum, CKUT 90,3 FM, 19 novembre 2009

«Un spectacle amusant dans un effort consciencieux de décloisonner la danse contemporaine et la rendre accessible au grand public.»
Hélène Robitaille-Hidalgo, Quartier Libre, 21 octobre 2009

COMMENTAIRE D’UN SPECTATEUR LAISSÉ SUR LE BLOGUE DU JOURNAL VOIR:

«Je suis certain que ceux qui assistaient pour la première fois à un spectacle de danse contemporaine voudront aller plus loin.»
Robert St-Amour, 7 novembre 2009

VIDÉOS :

Entrevue de l’équipe, novembre 2018 :

 

PHOTOS 2008 :

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Photos 2 018 (© Sandra Lynn Bélanger)

        

maribé – sors de ce corps aimerait remercier le Conseil des Arts de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec, la compagnie FLAK / José Navas, le Cirque du Soleil, la Place des Arts et la mesure Jeunes Volontaires d’Emploi-Québec pour leur appui.

 

L’ÉQUIPE

ZOEY GAULD / Interprète collaboratrice

Zoey Gauld est sortie du ventre de sa mère en dansant. Elle a fait du ballet deux fois par semaine à London, Ontario, avant de découvrir Loreena McKennitt et la danse moderne. En 1995, Zoey a le privilège de rencontrer la grande Margie Gillis. Ce fut un moment très spécial et important dans son cheminement. Elle décide de déménager à Montréal pour commencer sa carrière en tant que soliste en danse contemporaine. À ce jour, les plus grands moments de sa carrière sont la semaine et demie durant laquelle elle a travaillé pour Sylvain Émard Danse, ainsi que la fois où Marie Chouinard ne l’a pas coupée au début de son audition. En 2008, Zoey se propose comme collaboratrice dans Dieu ne t’a pas créer juste pour danser, car son amie lui annonce qu’elle lâche le projet. En 2018, serveuse à temps partiel, Zoey est soulagée de l’invitation de Marie à reprendre Dieu ne t’a pas créé juste pour danser, car le contrat va lui permettre de garder son statut au sein de L’Union des Artistes.


Dave Ouellet alias MC Gilles / recherchiste musical et DJ

Déjà implanté dans la musique de sous-sol depuis son plus jeune âge, rien ne prédisposait MC Gilles à la danse contemporaine. Doté d’un ralentissement moteur causé par une naissance difficile qui le laissa paralysé quelques semaines, le sort fit qu’il se tienne loin de tout art du mouvement. Systématiquement choisi dernier lors des cours d’éducation physique, il faisait la vache au ballon chasseur et le gardien de but dans les activités de groupe. Il dut très tôt se résigner à utiliser ses qualités de champion dans des sports sans contact, tel que le babyfoot et les dards. Devenu DJ pour des événements occultes, MC a accepté de collaborer avec la troupe de Marie       Béland à la condition qu’on y ajoute des touches kitsch, de la musique en MIDI et des covers. Place à la danse – Oh que ouiiiiiiiii! On peut entendre MC Gilles au 89,3 FM, avec Paul Arcand au 98,5 FM, et dans 6 autres villes, dont en France et aux Territoires du Nord-Ouest, et le voir à ARTV (Paparagilles et C’est juste de la tv) et à Infoman Radio-Canada. Il regrette amèrement s’être engagé à reprendre le spectacle, engagement qu’il a pris sur un coup de tête en se disant qu’il y avait des bonnes chances que le projet ne se rende jamais à terme, comme deux projets de danse contemporaine sur trois.


SIMON-XAVIER LEFEBVRE / Interprète collaborateur

Capitaine des Cougars du CJR pendant six ans d’affilée, on chuchote dans les coulisses du hockey mineur montérégien que Simon-Xavier Lefebvre manque de robustesse. À vingt ans, il troque donc les patins (qu’il n’a jamais vraiment accrochés pour de bon) pour la lunette de l’étudiant en biologie. C’est en terminant son baccalauréat qu’il découvre la danse, une dose «addictive» létale injectée en une seule répétition. Lors de ses débuts en danse, il se rappelle avoir été convoité par Daniel Léveillé. Trop impressionné, il a décliné l’offre. Quelques années plus tard, Simon-Xavier avait changé d’idée… pour constater que Daniel Léveillé aussi. Il y a dix ans, il a accepté de faire partie de cette création à cause d’un réel et tangible amour pour chacun de ses collègues, et pour apprendre à mieux connaître Zoey et MC Gilles. Aujourd’hui, quoique son amour demeure, il souhaite principalement replonger le nez dans cette vieille bête qu’est Dieu ne t’a pas créé juste pour danser, pour l’actualiser, ou non… mais surtout pour perdre un peu de poids.


ANNE THÉRIAULT / Interprète collaboratrice

Anne Thériault débute la danse dans l’est de Montréal à l’âge de trois ans et demi. À 7 ans, elle est flabbergastée par le long-métrage Dirty Dancing ; elle le visionne à plus de cent reprises. À 13 ans, elle cesse de danser afin de se consacrer à l’aérobie et à la guitare, particulièrement aux pièces musicales du groupe Hole, vouant un culte démesuré à Courtney Love. Elle fait son comeback à la danse à 17 ans, pour finalement entreprendre à 20 ans, 6 années d’études en danse. Suite à ses études, Anne prend le chemin de l’interprétation, de la création et de l’enseignement. Côté interprétation, elle assiste à plusieurs auditions, sans succès. Anne enseigne l’aérobie pendant plusieurs années, mais abandonne la guitare pour se consacrer aux thérémines. Elle accepte à contrecoeur de participer à la (re)création de Dieu ne t’a pas créé juste pour danser, victime d’un chantage émotif de la part de son amie Marie.


DANY DESJARDINS / Interprète collaborateur

Dany Desjardins est originaire du Saguenay. Pour savoir à quoi ressemble cette population, il suffit d’écouter Les retrouvailles de Claire Lamarche. Il commence la danse à 14 ans dans les partys chips-liqueur et développe sa créativité à travers les dessins de femmes nues aux gros seins. À 16 ans, il devient gothique et découvre la performance devant son miroir en se brûlant avec des mégots de cigarettes. Il amorce sa carrière à 20 ans dans un spectacle de variété fort douteux et y apprend les rudiments : danser en string brillant, le maquillage de scène pour l’Opéra de Paris et boire pour oublier la douleur. Dany poursuit ses études à Drummondville, où il exploite son hyper-laxité et monte ses premières chorégraphies : Shiva, le boxer Jazz, Soldat, la guerre c’est mal et Les pieds plats, une création de couple multidisciplinaire. Arrivé à Montréal, Dany rêve de danser pour Marie Chouinard et passe tout près de danser pour la compagnie. Ajouté à cette déception, il échoue à toutes ses auditions et grâce à Dieu ne t’a pas créé juste pour danser, il se retrouve aujourd’hui dans ce spectacle voué à la danse, qu’il accepte de reprendre à condition qu’il y ait toujours des crottes de fromage et des jujubes à consommer à tout moment.


MARIE BÉLAND / Chorégraphe

Marie Béland abandonne la danse à l’âge de 6 ans, alors qu’elle suit un cours de ballet qui ne «danse» pas assez pour elle. Elle s’adonne dès lors au théâtre, et obtient un rôle majeur dans ABBAcadabra, un conte musical basé sur les chansons d’ABBA, et présenté à l’auditorium de son école primaire. Elle renoue avec la danse, moderne cette fois, en improvisant sur Smell like teen spirit de Nirvana à l’âge de 14 ans. La flamme est définitivement rallumée et Marie s’inscrit sans hésiter au Ballet Jazz du Québec pour parfaire sa technique. Elle participe à plusieurs concours chorégraphiques, mais n’en gagne aucun. À la fin de ses études secondaires, Marie adore la danse et décide d’en faire son métier. Dès la fin de son baccalauréat, elle présente une courte pièce qui est sitôt démolie par la critique. Mais son moral tient bon, car elle ne lira le papier qu’un an plus tard, et c’est avec cette belle naïveté qu’elle continue de chorégraphier depuis 15 ans. Marie est l’instigatrice de ce projet de recréation. Revisiter d’anciens succès lui permettra, elle l’espère, de faire oublier la qualité discutable de ses productions récentes.


 

Katya Montaignac
Katya Montaignac / dramaturge

De 1995 à 2002, KATYA MONTAIGNAC danse à Paris pour la compagnie La Gorgone dirigée par Vincent Lahache. Depuis 1998, elle collabore en tant que critique de danse à plusieurs publications, notamment la revue JEU. Elle conçoit en 2001 à Paris le projet Raymond, un solo pour n interprètes qui réunit depuis sa création une cinquantaine d’individus, danseurs ou non. Ce projet a été présenté en France et au Québec plus d’une trentaine de fois. Membre de La 2e Porte à Gauche depuis 2006, elle signe régulièrement la direction artistique de ses productions (Blind date, 9 ½ à part., le pARTy, 4quART, Danse à 10, Rendez-vous à l’hôtel et Pluton). Depuis 2007, Katya crée des « Objets Dansants Non identifiés » (Danses invisibles en 2007, Corps anonymes en 2009). Docteure ès danse, elle soigne les maux des chorégraphes à titre de dramaturge, notamment auprès de Marie Béland, Frédérick Gravel, Milan Gervais et Isabel Mohn. Elle enseigne au département de danse de l’UQAM et s’implique également en tant que commissaire, notamment pour le OFFTA pendant 7 ans.

Photo : Julie Artacho


Marilyne St-Sauveur
Marilyne St-Sauveur / interprète collaboratrice

Diplômée et boursière du Cégep de Saint-Laurent et de l’Université du Québec à Montréal, MARILYNE ST-SAUVEUR a dansé dans les pièces de Marie-Julie Asselin, Marie Béland, Lynda Gaudreau, Frédérick Gravel, Emmanuel Jouthe, OSEZ!/Karine Ledoyen, Dean Makarenko, Andrew Tay et Katie Ward. Ces projets l’ont mené un peu partout sur les scènes québécoises et canadiennes, mais aussi aux États-Unis, en France, en Angleterre et en Belgique. Marilyne se joint au corps professoral du département de danse du Cégep de Saint-Laurent en 2004 où elle a l’opportunité de créer de courtes pièces pour les étudiants. Elle y enseigne aussi la composition et plus récemment la classe technique.


Alexandre Pilon-Guay
Alexandre Pilon-Guay / concepteur d’éclairages

Diplômé de l’Option-théâtre du Collège Lionel-Groulx en 2003, ALEXANDRE PILON-GUAY s’est rapidement associé au milieu de la danse de Montréal. Il a collaboré avec les chorégraphes Virginie Brunelle, Mélanie Demers, Frédéric Gravel, Antonija Livingstone, Les Sœurs Schmutts, Lynda Gaudreau ainsi que la compagnie de danse Pierre-Paul Savoie. Son travail ne se termine pas les soirs de première, puisqu’il se plait à suivre les compagnies en tournée et à retravailler les éclairages pour ainsi faire du « sur mesure » selon les différents lieux de représentation. Il participe depuis maintenant plus de dix ans à l’élaboration des spectacles du chorégraphe Dave St-Pierre, dont les créations ont été vues à Montréal et à travers l’Europe. Au théâtre, Alexandre a fait partie de l’équipe de l’adaptation du Grand Cahier et d’Amuleto mis en scène par Catherine Vidal. Il a aussi travaillé avec Emmanuel Schwartz, Alice Ronfard, Jérémie Niel, Justin Laramée, Momentum et Transthéâtre. Il est, depuis 2012, artiste associé au Théâtre La Chapelle.

Artiste en constant développement, Alexandre Pilon-Guay s’inspire de la gestuelle des interprètes et du rapport de ces derniers avec l’espace environnant. Il laisse pleinement place au jeu du corps et de la lumière. La lumière à l’état pur, voilà ce qui pourrait caractériser sa démarche. Aucune futilité n’est permise, la pénombre et le noir ne sont pas le résultat d’un oubli ou d’une erreur, mais le complément de la lumière dirigée.

Photo : Sasha Brunelle


Rachel Harris
Rachel Harris / interprète collaboratrice

Originaire de Vancouver, RACHEL HARRIS s’établit à Montréal en 1990 et poursuit sa formation à LADMMI (L’École de danse contemporaine de Montréal). Suite à sa formation, elle rejoint la compagnie Danse Partout à Québec et co-fonde Amorce Danse Théâtre, compagnie de deux personnes dédiée à apporter la danse hors des chemins battus. Dans plus de 20 ans de carrière, Rachel collabore comme pigiste et dans le cadre de Montréal Danse avec les chorégraphes Blanca Arrieta (Espagne), Marie Béland, Martin Bélanger, Sarah Bild, Sarah Chase, Estelle Clareton, Margie Gillis, Anne-Marie Giroux, Benjamin Hatcher, Avi Kaiser (Belgique), Benoît Lachambre, Caroline Laurin-Beaucage, Helge Letonja(Allemagne), Jean-Sébastien Lourdais, Jean-Pierre Mondor, José Navas, Aurélie Pédron, Jean-Pierre Perreault, George Stamos, Mariko Tanabe et Paula de Vasconcelos. En 2002-2003, elle crée The Coyote Project, une œuvre pour quatre interprètes, en étroite collaboration avec la tribu Nlaka’pamux de Colombie-Britannique. Depuis 2011 elle enseigne aux femmes dans des maisons d’accueil dans le cadre du programme La Danse Contre La Violence.

 


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