Femme de fer, GRACE incarne le fantasme de la mère, de la grande sœur et de l’épouse réunies. À travers ses présences multiples et multipliées, elle accueille nos peurs d’un futur désincarné et leur redonne une odeur réconfortante de biscuits faits maison. GRACE possède l’élégance du paon, dont la queue flamboyante nous détourne de ses pattes fragiles qui peinent à la porter.
Dans ce solo créé à la demande de Laurie-Anne Langis, Marie Béland questionne l’archétype féminin omniprésent dans l’actuel domaine de la robotique. Sophia, Grace, Aïko, Ameca, Jia Jia : pour l’industrie des technologies le genre féminin est un modèle à reproduire. Fantasme de la femme servile, ménagère, mère, objet sexuel, au service de tout un chacun, les humanoïdes féminins donnent-ils le droit renouvelé aux Hommes d’user librement des femmes ? Ces femmes robots prendront-elles à leur tour contrôle de notre humanité ?
Une création de Marie Béland Interprète :Laurie-Anne Langis, qui collabore également à la création Accompagnées par :Sophie Michaud Costume et accessoires :Marie Béland et Laurie-Anne Langis assistées de Roxanne Bédard Résidences de création :Quai 5160 – Maison de la culture de Verdun, École de Danse Contemporaine de Montréal, Studio Lucie Grégoire. Première : 13 novembre 2024 au Quai 5160 – Maison de la culture de Verdun.
Équipe artistique
Laurie-Anne Langis / interprète collaboratrice
Laurie-Anne est une artiste en danse et en art transdisciplinaire basée à Tiohtiá:ke/Mooniyang et sur le territoire Anishinaabeg Nitakinan. Depuis 2012, ael collabore avec des artistes émergent.e.s et établi.e.s comme Marie Béland, Marilyn Daoust, Louis-Elyan Martin, Anne-Flore de Rochambeau, Sarah Dell’Ava, Bettina Szabo, Frédérique Cournoyer-Lessard et Ariane Boulet (Mouvement de passage).
Engagée, ael s’interroge sur les limites de la danse qui est vue/regardée et ainsi, développe une approche immersive, multisensorielle et transdisciplinaire. Aussi membre du collectif « Au-delà du visuel » dirigé par Audrey-Anne Bouchard, ael crée et performe des œuvres interdisciplinaires et théâtrales accessibles aux personnes non voyantes.
Inscrivant son travail dans une démarche écoféministe, Laurie-Anne crée des espaces cultivant l’art de la présence en soi, à l’autre et en reliance avec son environnement et travaille sur différents projets autour de la réappropriation de son corps et de sa parole.
Sophie Michaud amorce sa carrière en danse au début des années quatre-vingt. Après avoir exploré la danse par les voies de l’interprétation et de la chorégraphie, elle fait sien le métier de « répétitrice ». En juxtaposant études supérieures (UQAM) et praxis, elle approfondit alors sa réflexion sur le rôle qu’elle joue aux côtés des chorégraphes et des danseurs. Depuis maintenant plus de vingt ans, elle évolue en tant que conseillère artistique, assistante à la chorégraphie, directrice des répétitions et mentor. Parmi ses principaux engagements, figurent de longues collaborations avec les compagnies Cas Public, Manon fait de la danse, Sinha Danse, Corpuscule Danse et Bouge de là. S’ajoutent ses collaborations avec Lucie Grégoire Danse, Fabrication Danse, maribé – sors de ce corps, Caroline-Laurin Beaucage et Catherine Gaudet, pour ne nommer que ceux-ci. À l’UQAM, elle a assisté plusieurs enseignants et a accompagné de nombreux étudiants dans leur processus de création au baccalauréat, à la maîtrise en danse et au doctorat en pratiques artistiques. Depuis 2008, le Regroupement Québécois de la Danse lui confie ainsi qu’à David Pressault, le programme de formation pour chorégraphes émergeants. Cette implication compte parmi les actions qu’elle privilégie pour renouveler sa pratique et contribuer à l’évolution de la discipline.